Dans cette nouvelle Borges raconte l'histoire d'un homme qui, à la suite d'une chute de cheval,
perd la capacité d'oublier. Il se souvient de tout dans le moindre détail. Le parallèle entre la nouvelle
de Borgès et la question du droit à l'oubli sur internet m'a semblé intéressant. Internet sait tout,
et comme nous le rappel Stéphane Dégoutin dans son texte "les sirènes de l'omniscience",
"Rien ne nous a préparés à faire face à une telle quantité d’informations".
Borges conclut la nouvelle en expliquant que cette fascination pour le détail empêche Funes
de raisonner car il n'est pas capable de synthétiser, d'abstraire. J'ai choisi dans la nouvelle
un passage significatif qui une fois sorti de son contexte prend un autre sens.
Chaque mot du texte est une Url, un lien qui renvoie vers un site web existant,
comme si chaque détail du texte était encore une accumulation de détails.
Cette incapacité à prendre du recul se traduit dans la lecture du texte par la présence
des composants de l'url, les www. / .com, qui rendent le texte difficile à comprendre.
La mise en page, presque brute, contraste avec l'aspect chargé du texte.
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